Maths'Archéo : A la croisée des sciences et des technologies
Animateur·rice·s :
Amandine HAMARD
Cycle : A destination des élèves du cycle 3 et du cycle 4, CM1-CM2 et collégiens.
Les mathématiques en archéologie ne sont pas seulement un outil pratique, mais aussi un moyen essentiel de mieux comprendre et d’interpréter le passé. Qu’il s’agisse de l’utilisation des statistiques pour analyser des données, de la mesure et de la cartographie des sites, de la réalisation de relevés topographiques ou de la recherche de datation, elles sont omniprésentes dans le quotidien des archéologues.
Dans cet atelier, nous souhaitons mettre en lumière une application plus continue des mathématiques en archéologie. En effet, celles-ci sont présentes avant même la découverte d’un site, lors de la fouille et enfin pendant la post-fouille. Lors de ces différentes étapes, les mathématiques ont des rôles bien différents : elles sont importantes pour la localisation et l’identification d’un site archéologique ; pour pouvoir se repérer dans l’espace et étudier l’environnement spatial du site ; et enfin pour les études complémentaires hors terrain, telles que les datations.
À destination des élèves de cycle 3 et de cycle 4, cette adaptation les plonge dans une problématique concrète où les mathématiques deviennent un outil indispensable pour résoudre des situations réelles. Ils endossent le rôle d’archéologues avec pour mission d’évaluer l’intérêt scientifique d’un site dans le cadre de la prospection, puis ils devront effectuer des relevés de points en trois dimensions à l’aide d’outils spécifiques propres à l’archéologie, mais aussi d’outils que les élèves utilisent couramment (tachéomètre, fil à plomb, mètre, papier millimétré). Enfin, une petite enquête pourra leur être proposée afin de déterminer l’âge du site à l’aide du principe de la fonction C14.
Cet atelier invite les élèves à résoudre un problème en groupe, favorisant ainsi la collaboration. Ils adoptent une démarche scientifique en identifiant les outils nécessaires, en établissant un protocole, puis en relevant des données. Les élèves mobilisent des notions de géométrie plane (notions d’angles droits, d’alignements et de distances sur un plan), appliquent des théorèmes et relèvent le défi de la mise à l’échelle. Tous ces concepts, déjà abordés dans leur cursus scolaire, trouvent ici des applications concrètes.
Pour conclure, les élèves découvrent et testent les outils utilisés par les archéologues, tels que le tachéomètre ou le fil à plomb. Cela leur permet de comprendre que la technologie et des outils plus courants peuvent parfaitement avoir leur place au sein d’une même discipline, et qu’en archéologie la tridimensionnalité est centrale.